Bettina RheimsHubert COMTE
A Hubert
Art Elysées 2009
Pour sa 3ème édition Art Elysées participe comme chaque année depuis sa création au rendez-vous donné à l’art moderne et contemporain du 22 au 26 Octobre 2009. La foire exposera les œuvres présentées à l’intérieur des deux pavillons une fois de plus installés à cette occasion le long d’un côté des Champs Elysées du Petit Palais à la place de la Concorde.
Cette jeune foire à dimension humaine (3500 M2) fait désormais référence : si bien qu’elle dure une journée de plus cette année. Elle se distingue par son caractère à la fois inédit et exigeant. Inédit, car les exposants bénéficient d’un site unique pour lever le voile sur leurs collections de peintures, sculptures et autres photographies. Exigeant, car le choix des artistes est issu d’un comité artistique, présidé par Baudoin Lebon, qui veille à garantir qualité, intérêt et authenticité des œuvres exposées.
Au total, près de 70 galeries françaises et étrangères seront représentées dans le cadre symbolique et prestigieux des Champs Elysées : des galeries déjà confirmées, bien sûr, mais aussi de jeunes galeries parmi les plus prometteuses.
Art Elysées, membre du Comité des Champs Elysées, a ainsi pour vocation d’être une plateforme d’expositions et de ventes dédiées aux professionnels de l’art, collectionneurs et amateurs éclairés.
Lieu : sur l’avenue des Champs-Elysées, du Rond Point des Champs Elysées (avenue Franklin D.Roosevelt) à la place de la Concorde.
Paris


Photographie: Philippe PRAUD
Paris a la froideur d'une capitale. Elle est altière, fière, arrogante. Elle n'ignore rien de sa beauté et de la qualité des hommes qui ont présidé à sa création. Les regards éblouis ne la voient pas, ne la connaîtront jamais. Sa vérité tient toute entière en ses trésors cachés. Il est des lieux comme des êtres qui inspirent. Paris est un espace pour l'esprit, la contemplation, l'édification d'une œuvre. L'humanité n'y a pas ou plus sa place. On y observe la vie, l'on jouit de ses trésors, avec cette respiration propre à l’amour de l’art.

AFP - il y a 2 heures 59 minutes
PARIS (AFP) -
"Jeudi, ce qui s'annonce c'est une journée de galère pour les usagers, et peut-être d'autres jours encore" a déclaré Monsieur DUPONT au journal régional de FRANCE 3.
Nous avions, pour notre part, programmé aujourd'hui une "Spéciale".
Sans désemparer, nous nous rendîmes donc à notre rendez-vous avec Barbie qui nous attendait au Bar Hemingway.
Simple, sans apprêt, elle avait déjà commandé un drink.
G & E: Bonjour, Barbie, Comment allez-vous ?
B: Couçi-couça...y a des jours...et puis fait pas beau-beau...hein...
G & E: Comme on dit par chez nous: "c'est de saison".
G & E: Beaucoup, énormément de gens - de filles dirons-nous- voudraient connaître votre secret de capital beauté-longévitude, parce que faut dire, quaaand mêêêême, c'est énoooooorme, avec vous, la chirurgie esthétique, c'était déjà has been avant l' invention du fil à couper le foie-gras.
Barbie tente alors d'esquisser un de ces sourires dont elle a le secret.
(tout à coup l'odeur pestilentielle du joint siliconé frais posé pas plus tard que dimanche sur le pourtour de la baignoire me saisit)
B:Mmmmmhhh...
G & E: Ooouuuuiiii...maaaaiiiss...eeencooooore.....???? (crache nous donc le signifiant du "mmmmmhhhhhh")
(Ce sourire, cet odeur....)
B: La démultiplication de môa-même....
as the best of myself forever and ever....
1.000.000 milliards de nenfants chinois,
18 heures par jour,
365 jours par an...
Mieux que Coca-Cola...
G & E: Pour nous résumer, nous serions donc de vrais neu-neu ?
B: Je ne vous le fais pas dire....mmmpppffffff...
G & E: Merci, Barbie, mais avec un demi neurone, on arrive encore à piger quelques trucs du genre....
B: Si vous me permettez...pendant les soldes...on ne pense pas...on consomme...on claque...
G & E: Booon, çà va, changeons de sujet. La France va mal. Bientôt, que dis-je, demain, ce pays sera aux mains des cheminots, bloqué, paralysé, il n'y aura pas de métro, pensez-vous qu'il existe une solution ?
B: Non, je ne pense pas, car je ne pense pas. D'ailleurs, je ne supporte pas le métro et j'ai mon propre cheminot. Autre chose ?
G & E: Ouiiiiiii...Ca marche toujours la clé dans votre dos que vos cheveux ils poussent comme on veut ? Et puis votre tête elle est toujours assez molle pour la découper et se faire un faux appareil dentaire avec un trombone ?
Barbie laissa là son drink sans même un pourboire...en regard...Diana...une lady...au Bar Hemingway.
Lee Miller au Jeu de Paume

Autoportrait 1932
Tous droits réservés
Le Jeu de Paume à Paris présente l'ensemble des facettes de Lee Miller (1907-1977) qui fut mannequin, muse de Man Ray, photographe de mode et photojournaliste, du 21 octobre 2008 au 04 janvier 2009
Cette rétrospective organisée par le Victoria and Albert Museum présente l’ensemble des facettes de la carrière de cette extraordinaire créatrice du XXe siècle qui fut tour à tour mannequin, modèle, égérie des surréalistes, compagne et assistante de Man Ray et enfin photographe.
Avec environ 150 œuvres, elle regroupe pour la première fois les plus beaux tirages originaux de l’artiste, conservés aux Lee Miller Archives, au Victoria and Albert Museum de Londres et dans de nombreuses collections de renommée internationale.
Cette sélection est complétée par la présentation de revues, de dessins, d’un collage ainsi que d'un court extrait du film de Jean Cocteau, Le Sang d'un poète (1931), dans lequel Lee Miller joue l’un des rôles principaux.
www.vam.ac.uk
www.leemiller.co.uk
http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2008/10/21/lee-miller-les-mille-vies-d-une-photographe_1109130_3246.html
http://www.liberation.fr/culture/1101128-l-art-de-lee-miller:i-5
Guillaume LAVIGNE expose à la galerie d'Est et d'Ouest
Es-tu brune ou blonde ?
Eugène DelacroixA J.
Colonne vertébrale
TiepoloJe me rends compte aujourd’hui qu’au-delà des origines sociales et même des problèmes ou des traumatismes psychologiques, ce qui nous détermine peut-être vraiment dès l’enfance ce sont les valeurs qui nous sont explicitement ou implicitement transmises. C’est ce que j’appelle chez quelqu’un la structure de base. Cette structure se forme à partir de ce que l’on entend dire, parler, en quels termes, la qualité des propos tenus, les expressions employées, les préjugés, les sujets qui n’ont jamais été abordés. Cette pré-culture est une forme de conditionnement de l’état d’esprit, des capacités futures d’évolution, d’adaptation, de formation de l’esprit critique.
Pour prendre un exemple, je n’ai jamais pendant tout ma jeunesse entendu le moindre propos, appréciation, ou jugement concernant les juifs, les femmes par opposition aux hommes, les étrangers, les homosexuels. Il s’agissait de non-sujets qui, de sorte, le sont restés. D’où mon étonnement lorsque j’ai fini par entendre que pour d’autres l’appartenance à telle catégorie puisse faire débat. Mais je ne peux toujours aujourd’hui ni le comprendre ni l’admettre car il n’existe en moi aucun germe de pensée qui puisse donner un sens à la moindre réflexion sur le thème de la différence entre les êtres sur la base de tels critères.
Notorious

He sits with her on the bed, her face ablaze in the light, and he is a shadow-man, a black-cut-out silhouette.
He holds her. She whispers, "Why have you come ..."
He whispers, "I had to see you one more time ... so I could tell you I love you ..."
He holds onto her, says into the side of her cheek, "I was a fat-headed guy ... full of pain."
Ses yeux
Autoportrait
Oh ! les yeux adorés...
A Clara.
Oh ! les yeux adorés ne sont pas ceux qui virent
Qu'on les aimait, - alors qu'on en mourait tout bas !
Les rêves les plus doux ne sont pas ceux que firent
Deux êtres, coeur à coeur et les bras dans les bras !
Les bonheurs les plus chers à notre âme assouvie
Ne sont pas ceux qu'on pleure après qu'ils sont partis ;
Mais les plus beaux amours que l'on eut dans la vie
Du coeur ne sont jamais sortis !
Ils sont là, vivent là, durent là. - Les Années
Tombent sur eux en vain. On les croit disparus,
Perdus, anéantis, au fond des destinées !...
Et le Destin, c'est eux, qui semblaient n'être plus !
On a dix fois aimé depuis eux. - La jeunesse
A coulé, fastueuse et brûlante, - et le Temps
Amène un soir d'hiver, par la main, la Vieillesse,
Qui nous prend, elle ! par les flancs !
Mais ces flancs terrassés qu'on croyait sans blessure
En ont une depuis qu'ils respirent, hélas !
D'un trait mal appuyé, légère égratignure,
Qui n'a jamais guéri, mais qui ne saignait pas !
Ce n'était rien... le pli de ces premières roses
Qu'on s'écrase au printemps sur le coeur, quand il bout...
Ah ! dans ce coeur combien il a passé de choses !
Mais ce rien resté... c'était tout !
On n'en parlait jamais... Jamais, jamais personne
N'a su que sous un pli de nos coeurs se cachait,
Comme une cantharide au fond d'une anémone,
Un sentiment sans nom que rien n'en détachait !
Ce n'était pas l'amour exprimé qui s'achève
Dans des bras qu'on adore et qu'on hait tour à tour.
Ce n'était pas l'amour, ce n'en était qu'un rêve...
Mais c'était bien mieux que l'amour !
Et sous tous ces amours qui fleurissent la vie,
Et sous tous les bonheurs qui peuvent l'enivrer,
Nous avons retrouvé toujours cette folie,
A laquelle le coeur n'a rien à comparer !
Et nous avons subi partout l'étrange empire
De ce rêve tenace, - et vague, - mais vainqueur,
Et jusque dans tes bras, Clara, ce doux Vampire
Est venu s'asseoir sur mon coeur.
Tu ne devinas pas ce que j'avais dans l'âme...
Tu faisais à mon front couronne de ton bras, Et de ton autre main qui me versait sa flamme
Tu me tâtais ce coeur où, toi, tu n'étais pas !
Tu cherchais à t'y voir, chère fille égarée,
Tu disais : " Tu te tais, mon bien-aimé ; qu'as-tu ?...
"Je n'avais rien, Clara, - mais, ma pauvre adorée,
C'est ce rien-là que j'avais vu !
Il se levait tout droit, ce rien, dans ma pensée.
Ce n'était qu'un fantôme... un visage incertain...
Mais des chers souvenirs de notre âme abusée
Le plus fort, c'est toujours, toujours le plus lointain !
Perspective du coeur ardent qui se dévore,
Le passé reculant brille plus à nos yeux...
Et le jour le plus beau n'est qu'un spectre d'aurore,
Qui revient rôder dans les cieux !
Et toi, tu l'as été, ce spectre d'une aurore,
Dont le rayon pour moi ne s'éteignit jamais !
Mais toi, jour de mes yeux, ma Clara que j'adore,
Tu n'as pas effacé cette autre que j'aimais !
Une étoile planant sur les mers débordées
Se mire dans leurs flots et rit de leurs combats...
Combien donc nous faut-il de femmes possédées
Pour valoir celle qu'on n'eut pas ?...
J. Barbey d’Aurevilly
Poussières
Malaguena salerosa
Que bonitos ojos tienes Debajo de esas dos cejas Debajo de esas dos cejas Que bonitos ojos tienes. Ellos me quieren mirar Pero si tu no los dejas Pero si tu no los dejas Ni siquiera parpadear. Malaguena salerosa Besar tus labios quisiera Besar tus labios quisiera. Malaguena salerosa Y decirte nina hermosa. Que eres lin........da y hechicera, Que eres linda y hechicera Como el candor de una rosa. Si por pobre me desprecias Yo te concedo razon Yo te concedo razon Si por pobre me desprecias. Yo no te ofrezco riquezas Te ofrezco mi corazon Te ofrezco mi corazon A cambio de mi pobreza. Malaguena salerosa Besar tus labios quisiera Besar tus labios quisiera. Malaguena salerosa Y decirte nina hermosa. Que eres lin........da y hechicera, Que eres linda y hechicera Como el candor de una rosa. Y decirte nina hermosa.
de l'amour et du transfert
La simple connaissance de l'immensité et de l'extrême difficulté de la tâche à accomplir serait un obstacle à la magie qui s'opère dans un espace unique, qui se crée sans intervention de la volonté ou de l'intellect, ce lieu où le désir nous conduit et où se produisent des évènements d'une puissance extrême.
Le lien qui se noue entre l'analyste et le patient et les phénomènes qu'il induit restent inédits, mystérieux et intraduisibles.
Il en va de même de ce qui peut unir deux êtres. L'on peut en cela espérer que l'Amour résistera à l'analyse en tant que sujet d'étude, tout comme l'âme du Poète, et que l'Homme aura la sagesse d'y trouver à son tour inspiration, sens, et source de vie. Thomas Bernhard parlait ainsi de la personne aimée comme son "être vital". Comment ne pas adhérer à l'expression de la force de ce sentiment, sans mièvrerie ni réserve, entière, radicale, joie et souffrance mêlées, avec cette peur fondamentale sous-jacente de perte irréparable.
Durant la cure analytique, le transfert est effectivement vécu comme les psychanalystes le décrivent avec la justesse de leur expérience.
A posteriori, ce phénomène si particulier ne peut être assimilé à l’amour. Une apparence d’amour, un leurre essentiel qui constitue le moteur même du travail (car il ne s’agit pas d’autre chose) analytique. Ce n’est que par l’intensité et la puissance de cette projection que se crée lien et espace où la parole peut être libératrice et prendre sens.
S’il y a de l’amour dans ce lien, ce n’est que de soi-même. S’il est fondamental pour se construire, puis s’ouvrir à l’autre, il ne ressort pas du domaine des sentiments.
L’amour se place hors du champ de l’illusion, il ne se porte pas sur un objet mais sur un sujet qui le restera dans son intégrité comme un être différent.
L’amour n’existe pas en soi, il s’édifie et bouleverse les certitudes acquises. Il ouvre à la compréhension des échecs passés mais sans en effacer le souvenir, vient à l’appui d’un désir et d’une force de réalisation.
Un monde bien étranger à ce que l’on a pu expérimenter et mesurer de ses propres capacités. Non point fragile mais comme toute matière vivante et précieuse, à entourer de soins et d’attention. La délicatesse et la noblesse doivent n’avoir de cesse que de nourrir ce joyau, un cadeau de la vie.
Je me souviens....par Blond Perec

A partir de l'enfance, toute destinée est pitoyable, infiniment. Sans doute ne suis-je portée à croire qu'à celle des autres car dans la mienne je n'y vois qu'une précarité qui me ferait plutôt honneur.
Marguerite DURAS
Manuscrit inédit. Archives IMEC


Chaïm Soutine
Ce pays n’est qu’un vœu de l’esprit,
un contre sépulcre
Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés
sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l’aurore à côté d’une bougie. Le verre de fenêtre est négligé.
Qu’importe à l’attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Il n’y a pas d’ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n’emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays. Les
branches sont libres de n’avoir pas de fruits.
On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.
Dans mon pays, on remercie.
René CHAR Les Matinaux 1947-1949
Le Roi de Thulé

Il était un roi de Thulé
A qui son amante fidèle
Légua, comme souvenir d'elle,
Une coupe d'or ciselé.
C'était un trésor plein de charmes
Où son amour se conservait :
A chaque fois qu'il y buvait
Ses yeux se remplissaient de larmes.
Voyant ses derniers jours venir,
Il divisa son héritage,
Mais il excepta du partage
La coupe, son cher souvenir.
Il fit à la table royale
Asseoir les barons dans sa tour ;
Debout et rangée alentour,
Brillait sa noblesse loyale.
Sous le balcon grondait la mer.
Le vieux roi se lève en silence,
Il boit, - frissonne, et sa main lance
La coupe d'or au flot amer !
Il la vit tourner dans l'eau noire,
La vague en s'ouvrant fit un pli,
Le roi pencha son front pâli...
Jamais on ne le vit plus boire.
Goethe
Traduction: Gérard de NERVAL
Les bijoux
Eugène Delacroix
La très chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.
Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.
Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
À mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.
Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;
Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,
S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.
Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !
Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
Charles Baudelaire
Les fleurs du mal Les bijoux (1857)
Guillaume Lavigne









GUILLAUME LAVIGNE
www.guillaumelavigne.blogspot.com
Né le 5 décembre 1977
EXPOSITIONS
2007
Exposition des Lauréats du 20ème Grand Prix de Peinture de Saint Grégoire.
Jeunes Talents Massillon, Prix de la Vocation artistique.
5ème Festival d’art contemporain de Perros-Guirec.
Galerie Bread & Roses, exposition personnelle, Paris.
Galerie MMB, exposition collective, Avignon.
Salon de Mai.
2006
Salon d’art contemporain de Montrouge, sélection Découvertes.
Rendez-vous de Mai, Galerie FineArts, exposition collective.
Paris-Cuba, Ambassade de Cuba à Paris, exposition collective.
Novembre à Vitry, Salon de peinture de Vitry-sur-Seine.
Salon de Mai.
20ème Grand Prix de peinture de Saint Grégoire, Prix spécial du Jury.
2005
Galerie Artahead, exposition collective, Bâle.
Salon ArtParis, Galerie Martine Namy-Caulier.
Exposition collective d’estampes, Galerie droite de l’ENSBA.
Juin de La Celle Saint-Cloud, Prix de la Ville.
Lycée Massillon, exposition personnelle.
Salon du livre d’artiste de Saint Yrieix-la-Perche.
Salon des Beaux-arts de Garches, Prix Jeune Espoir.
3ème Festival d’art contemporain de Perros-Guirec.
Salon de Mai, Prix Marin, Peinture.
RESIDENCE
2005 - 2006
Château de Lourmarin, Fondation Laurent Vibert, parrainé par l’Académie des
Beaux-Arts.
BIOGRAPHIE
Diplômés 2004 , introduction d’H. M. Hughes, édits de l’ENSBA.
Catalogue d’exposition, préface d’A. de Bourbon, édits de l’ENSBA.
Le vestiaire du Peintre, texte de F. Jonnet.
AZART, hors série n°2, Regard sur la jeune peinture contemporaine.
COLLECTIONS PUBLIQUES
Bibliothéque nationale de France.
Philippe Stimaridis
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Philippe STIMARIDIS
(droits réservés)
"Egal dans son regard envers le blâme et la louange, habité de
silence, heureux de toute chose, affranchi de l'espace, ferme dans ses pensées
et partageant mon être, cet homme est cher à mon cœur"
BHAGAVAD GÎTÂ
"Le chant du
Bienheureux"
Mahâbhârata
Le parcours du regard sur les photographies de Philippe Stimaridis vient dissiper d’emblée un malentendu.
Ses images n’évoquent pas celles d’un voyage lointain, d’un homme de culture occidentale en quête d’ailleurs, ou d’un photographe à la recherche d’images teintées d’orientalisme.
Elles expriment un état de grâce, au-delà d’une simple symbiose du photographe et de son sujet.
Philippe Stimaridis était animé par le désir de venir pour la seconde fois en Inde, à la rencontre de certains de ses habitants, ceux d’un bidonville situé à proximité de Mysore.
Les relations se sont nouées, faites d’observation de part et d’autre, de respect, de confiance et de partage.
La sensibilité, l’émotion impriment la pellicule, rehaussent la beauté, la dignité et la noblesse des visages, la pureté des traits et la profondeur des regards.
En plan rapproché, fixe, en mouvement, en groupe, occupés aux tâches quotidiennes ou faisant face à l’appareil, Philippe Stimaridis offre à voir ce que son objectif a pu saisir au cœur de l’âme, de l’être, de l’humain.
La force de ses images est aussi d’avoir su percevoir et capter la valeur que confère la spiritualité à chaque instant de la vie.
A regarder les photographies de Philippe Stimaridis, l’on songe à ces propos de Kafka : « Le regard ne s’empare pas des images, ce sont elles qui s’emparent du regard. Elles inondent la conscience. ». Celle du photographe et de ceux qui les regardent.
Parce que la photographie n’est pas le support d’un témoignage, mais l’expression de cette conscience.
Il y a dans ces regards qui demeurent dans la conscience, une transcendance que seuls probablement l’humanité, l’esprit et l’art peuvent égaler.
Marie TAGOR
décembre 2005
Préface
Impressions Indiennes
Photographies
Philippe STIMARIDIS
A Ricardo Cavallo: L'Iliade
"Malgré la brève ivresse causée lors de la Renaissance par la découverte des lettres grecques, le génie de la Grèce n’a pas ressuscité au cours de vingt siècles. Il en apparaît quelque chose dans Villon, Shakespeare, Cervantès, Molière, et une fois dans Racine. La misère humaine est mise à nu, à propos de l’amour, dans L École des Femmes, dans Phèdre ; étrange siècle d’ailleurs, où, au contraire de l’âge épique, il n’était permis d’apercevoir la misère de l’homme que dans l’amour, au lieu que les effets de la force dans la guerre et dans la politique devaient toujours être enveloppés de gloire. On pourrait peut-être citer encore d’autres noms. Mais rien de ce qu’ont produit les peuples d’Europe ne vaut le premier poème connu qui soit apparu chez l’un d’eux. Ils retrouveront peut-être le génie épique quand ils sauront ne rien croire à l’abri du sort, ne jamais admirer la force, ne pas haïr les ennemis et ne pas mépriser les malheureux. II est douteux que ce soit pour bientôt."
Simone Weil
La Source grecque (1953)
l'Iliade

Ricardo CAVALLO
Souches
Galerie Pierre BRULLE
(Droits réservés)

Galerie Pierre Brullé (PARIS)
(Droits réservés)

Galerie Pierre Brullé (PARIS)
(Droits réservés)
Ricardo CAVALLO
Collection privée
(Droits réservés)
Né en 1954 à Buenos Aires en Argentine et venu en France à l’âge de 22 ans pour se consacrer à la peinture, Ricardo Cavallo expose depuis 1994 à la galerie Pierre Brullé à Paris après avoir été découvert en 1984 et soutenu par Karl Flinker.
Au printemps 1998, Ricardo Cavallo s'engage dans un long cycle de peinture sur le motif, autour du thème de l'arbre avec lequel il ne fera qu'un. Une année durant, puis encore un an après la tempête de 1999.
La tempête a emporté avec elles des arbres qui nous étaient chers. Elle en a laissé certains debouts dont la cime venait embrasser le ciel dans un élan de beauté encore plus grand. D'autres, encore et encore, les rejoindront.
La découverte du monde que recélait ces souches était inattendue par la richesse de ses couleurs chaudes, en contraste éclatant avec la verdure et le bleu du ciel, de leur matière si mystérieuse, poussière, racines entremêlées, champignons difformes et magnifiques, laissant à l'imagination la liberté d'y découvrir tout un monde, minéral, animal, fantastique, ou bien un corps humain d'une énergie vitale extrême.
Cette vision offerte à travers la peinture permet, après avoir vécu ce sentiment d'arrachement et de deuil, une douce acceptation de la nature, même brisée, mais tout aussi belle et prête aussitôt à se ranimer et à revivre, pour nourrir à nouveau notre désir de plénitude et répondre à notre amour pour elle.
La peinture de Ricardo Cavallo est une source de joie, celle que, des autres, il n'ose espérer, tant son désir de peindre ne tend qu'à atteindre, avec un travail acharné, des milliers de croquis renfermés dans des carnets, composition après composition, cycle après cycle, jusqu'à la fin, la réalisation d'une oeuvre, sans aucune certitude de cela ni de son accueil. L'Iliade.
Marietagor
novembre 2002


























































